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Vignette Commodore 2026

DOSSIER - Commodore en 2026 : qui revient vraiment derrière la marque emblématique ?

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Source: Amiga Corporation, Commodore, WIRED, Time Extension, Hackaday, Amiga News, Kickstarter, Commodore Industries, Hyperion Entertainment, Computer History Museum, Associated Press

Après trois décennies de licences et de tentatives contestées, Commodore possède de nouveau des produits, une équipe et une feuille de route. Nous revenons sur le rachat de la marque, les projets annoncés et les conflits qui entourent cette renaissance.

Fondée à Toronto en 1958 par Jack Tramiel, Commodore débute comme entreprise de machines à écrire, avant de se développer dans les calculatrices puis l'informatique. Le PET, son premier ordinateur personnel, arrive en 1977 ; le VIC-20 suit en 1980, puis le Commodore 64 en 1982. Ces machines font de la marque un acteur majeur de l'informatique familiale. En 1984, Commodore intègre Amiga Inc. à son portefeuille et prépare ainsi l'arrivée d'une gamme 16-bit qui marquera aussi son histoire. Le groupe ne se résume donc pas au C64 : il a également produit des ordinateurs PET et Amiga, ainsi que d'autres machines destinées au grand public et aux professionnels.

Après plus de trente ans de faillites, de rachats et de licences parfois contestées, Commodore est redevenu le nom d'une entreprise qui commercialise du matériel et annonce de nouveaux produits. Cette renaissance est juridiquement plus solide que beaucoup de tentatives précédentes, mais elle ne reconstitue pas à l'identique la société disparue en 1994.

« Commodore revient comme propriétaire d'une marque historique, pas comme résurrection intacte de l'entreprise de Jack Tramiel »

La société historique dépose le bilan en avril 1994. Escom acquiert ses actifs en 1995 avant de faire faillite l'année suivante. Les marques Commodore et le logo C= suivent ensuite une voie différente d'une grande partie des logiciels, des plans matériels, des archives et des droits associés à Amiga.

Le nom est notamment passé par Tulip Computers, puis par différentes structures néerlandaises dont C= Holdings B.V., Polabe Holding N.V. et finalement Commodore Corporation B.V.. Cette dernière ne constituait plus un constructeur comparable au groupe historique. Elle gérait surtout un portefeuille de marques et accordait des licences à des fabricants. C'est ce morcellement qui explique pourquoi des téléphones, des ordinateurs ou des accessoires très différents ont pu porter le nom Commodore au fil des années.

Christian Simpson, également connu sous le pseudonyme Peri Fractic et grâce à la chaîne Retro Recipes, explique avoir approché le détenteur néerlandais à la fin de 2024 pour obtenir une licence. Les discussions ont finalement débouché sur une opération plus importante. Une nouvelle Commodore International Corporation a été constituée aux États-Unis en 2025, puis a racheté l'intégralité de Commodore Corporation B.V.. La finalisation et le paiement de l'opération ont été annoncés le 31 juillet 2025.

Dossier commodore illustration page 1

Le périmètre présenté par l'entreprise comprend 47 marques historiques encore actives, dont les plus anciennes remontent à 1983. Le montant exact n'a pas été publié. Christian Simpson a seulement évoqué une somme située dans le bas de la fourchette des sept chiffres, financée avec l'aide d'investisseurs et les recettes des précommandes du Commodore 64 Ultimate.

Les conditions juridiques publiées par l'entreprise apportent une précision importante. Les marques restent formellement détenues par Commodore Corporation B.V., désormais filiale à 100 % de la nouvelle société américaine, qui les utilise sous licence. Il ne s'agit donc pas uniquement d'une autorisation commerciale temporaire accordée à un vidéaste : la structure qui contrôlait le portefeuille de marques a elle-même été acquise.


Dire que Christian Simpson a « acheté Commodore » reste néanmoins incomplet. Il a acquis la société qui détenait les marques historiques survivantes, pas l'ancienne entreprise avec ses usines, ses salariés et l'ensemble de ses actifs. Une partie des logiciels, de la documentation et des plans historiques relève aujourd'hui d'autres détenteurs de droits. Nous pouvons parler d'une continuité officielle de la marque, mais pas d'une continuité industrielle intégrale.

redacteur vignetteEric de Brocart
Fondateur - Directeur de publication
Magicien professionnel, quand je ne suis pas derrière mon PC, photographe amateur, quand j'ai le temps et surtout un grand passionné de réalité virtuelle.
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