Neo Geo AES+ : nous avons épluché les premières prises en main, tient-elle ses promesses ?
par Eric de BrocartLa Neo Geo AES+ est enfin jouable au Tokyo Game Show 2026. Nous avons croisé plusieurs premières prises en main afin de déterminer ce que vaut réellement cette nouvelle version de la console de SNK, entre fidélité au modèle original, réactivité et premières réserves techniques.
Depuis son annonce, la Neo Geo AES+ suscite autant d'intérêt que de questions. PLAION REPLAI ne propose ni une mini-console chargée de ROM ni une machine reposant sur une émulation logicielle classique : l'objectif est de reproduire matériellement le fonctionnement de la Neo Geo AES de 1990, tout en ajoutant quelques fonctions modernes et en conservant la compatibilité avec son écosystème historique. Le projet promet donc davantage qu'une simple réédition esthétique de la console de SNK.
« Nous disposons désormais d'un corpus suffisamment large pour confronter les impressions plutôt que de nous limiter aux déclarations du constructeur. »
Jusqu'à présent, il manquait cependant une donnée essentielle : des personnes extérieures à PLAION REPLAI avaient-elles réellement joué avec la machine ? Le Tokyo Game Show 2026 apporte enfin une réponse, puisque plusieurs exemplaires fonctionnels ont pu être manipulés par des journalistes, spécialistes du rétro et vidéastes. Nous disposons désormais de suffisamment de retours indépendants pour commencer à distinguer les promesses des sensations réellement constatées. Il ne s'agit pas encore de véritables tests au sens strict. Personne n'a passé plusieurs jours avec une console de série dans son salon, aucun laboratoire indépendant n'a publié de mesures détaillées de latence, de signal vidéo ou de fidélité audio et le matériel présenté reste susceptible d'évoluer avant sa commercialisation. Ces premières sessions permettent néanmoins de vérifier si la philosophie du projet tient debout une fois le stick en main.
Le journaliste Hiroyuki Endo de GAME Watch a notamment joué à plusieurs titres et décrit une machine dont la reproduction physique lui paraît extrêmement proche de la Neo Geo originale. Il estime même qu'une AES d'époque placée à côté de la nouvelle venue serait difficile à identifier immédiatement. Son essai de Metal Slug via HDMI se montre surtout rassurant sur un point essentiel : la réponse lui a paru vive et confortable.
ITmedia s'est davantage intéressé à l'architecture interne. Selon les informations obtenues sur place, la console n'utilise ni émulation logicielle traditionnelle ni FPGA en fonctionnement : PLAION REPLAI a fait redessiner des ASIC spécifiques afin de reproduire le comportement du matériel historique avec des procédés de fabrication modernes. La Neo Geo AES+ cherche donc réellement à reproduire une architecture matérielle plutôt qu'à simuler son fonctionnement par logiciel.
Cette approche explique une grande partie de son positionnement. Il existe déjà de nombreuses façons simples et peu coûteuses de jouer à Metal Slug, Garou: Mark of the Wolves ou The King of Fighters 2002, mais la Neo Geo AES+ vise précisément les joueurs qui recherchent le comportement du matériel original, son énorme format de cartouche et son stick arcade. La machine ne cherche pas à remplacer l'émulation : elle tente de prolonger l'expérience matérielle de la Neo Geo.
Le tarif participe également à l'intérêt du projet. La version standard reste annoncée à 199,99 €, avec console, stick arcade filaire, câble HDMI et alimentation, tandis qu'une Anniversary Edition blanche grimpe à 299,99 € et qu'une Ultimate Edition atteint 899,99 €. Au regard de l'ambition matérielle affichée, les 199,99 € de la version de base constituent l'un des arguments les plus étonnants du produit.
Lire PREVIEW NEOGEO AES+ : nos premières impressions après l'avoir testée au TGS 2026
Il faudra en revanche patienter plus longtemps que prévu. Initialement attendue en novembre 2026, la console a été repoussée au 16 septembre 2027, PLAION REPLAI expliquant cette décision par une demande supérieure aux prévisions et des contraintes d'approvisionnement en composants. Ce délai supplémentaire rappelle surtout que les machines présentées au TGS restent des prototypes disposant encore de plusieurs mois pour évoluer.






Commenter 1 commentaire
Les puces ASIC utilisées ont été programmé en dur avec du code FPGA.
Ça reste donc du FPGA sans en avoir les avantages, puisque un cœur FPGA traditionnel peut-être mis à jour.
Ce qui n'est pas le cas avec les puces ASIC. Si bug il y a, bug y restera.
Elles ne pourront donc pas non plus bénéficier d'améliorations futur.