TEST Legacy of Kain: Ascendance, l’héritage sacrifié sur l’autel des mauvaises idées
par Martial DucheminUne résurrection attendue... qui tourne au faux rituel. Ne lisez pas ce test, fuyez !
Sauter, frapper... et surtout subir
Et la prise en main dans tout cela ? Legacy of Kain: Ascendance opte pour une formule de plateforme 2D orientée action, un choix déjà déroutant pour une licence historiquement ancrée dans l’aventure et les énigmes. Sur le papier, le gameplay se veut accessible. Un bouton pour sauter, un autre pour attaquer, un dash pour esquiver, et une capacité spéciale selon le personnage. Une base simple, presque rassurante, jusqu’à ce que la réalité rattrape la théorie. Très vite, le manque de profondeur se fait sentir, avec des affrontements répétitifs et des mécaniques qui peinent à évoluer au fil de l’expédition. L’ensemble donne la sensation de tourner en rond, sans jamais proposer de véritables variations.
Les morts injustes s’accumulent.
Les combats, justement, constituent l’un des points les plus frustrants de l’expérience. Les ennemis affichent des comportements erratiques, oscillant entre passivité totale et agressivité excessive. Certains restent figés sous les coups, tandis que d’autres surgissent à toute vitesse, rendant les affrontements imprévisibles, mais pas dans le bon sens du terme. Cette incohérence se combine à une lisibilité parfois douteuse, notamment lorsque plusieurs adversaires envahissent l’écran. Nous subissons alors davantage que nous ne contrôlons, avec des dégâts encaissés sans réelle possibilité d’anticipation. Même les mécaniques défensives, comme la parade, semblent sous-exploitées, renforçant ce sentiment d’un système de combat inabouti.
Les phases de plateforme n’arrangent rien, bien au contraire. Ascendance multiplie les pièges, les projectiles et les obstacles placés de manière punitive, au point de transformer certains passages en véritables parcours du combattant. Les sauts demandent une précision chirurgicale, mais le titre ne fournit pas toujours les outils nécessaires pour réussir dans de bonnes conditions. Entre collisions approximatives, projectiles qui traversent les murs et timing parfois capricieux, les morts injustes s’accumulent. À cela s’ajoutent des soucis techniques notables, comme des ralentissements ou des inputs qui ne répondent pas correctement, ce qui finit par briser toute sensation de maîtrise. Résultat ? Nous avons là une expérience qui frustre plus qu’elle ne challenge, et qui donne souvent envie de lâcher la manette plutôt que de persévérer.





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