TEST Legacy of Kain: Ascendance, l’héritage sacrifié sur l’autel des mauvaises idées
par Martial DucheminUne résurrection attendue... qui tourne au faux rituel. Ne lisez pas ce test, fuyez !
Un scénario qui réécrit trop, de quoi fatiguer
Legacy of Kain: Ascendance choisit de revenir en arrière avec un préquel centré sur un nouveau personnage, Elaleth, présentée comme la sœur de Raziel. Sur le papier, l’idée pouvait intriguer, surtout dans un univers aussi riche que celui de Nosgoth. Mais très vite, le récit prend une direction problématique en cherchant à raccrocher ce personnage à des événements majeurs de la saga. Et là, c’est un gros NON ! Pourquoi ? Parce que, ce qui devait enrichir le lore finit par le déstabiliser, avec une sensation constante de réécriture forcée. Les figures emblématiques comme Kain et Raziel perdent en importance, éclipsées par une héroïne omniprésente dont le rôle paraît souvent excessif.
C’est un gros NON !
Le plus frustrant reste l’écriture elle-même. Là où la saga brillait par ses dialogues ciselés et son ton presque théâtral, Legacy of Kain: Ascendance propose des échanges bien plus plats, parfois même maladroits. L’exposition est lourde, les motivations manquent de nuance, et certains passages cassent complètement l’ambiance avec des répliques qui semblent hors sujet. Quelques scènes impliquant Kain et Raziel parviennent encore à capter un peu de cette magie d’antan, mais elles restent trop rares pour sauver l’ensemble. Le scénario avance sans véritable finesse, jusqu’à un final abrupt qui laisse davantage perplexe que marqué.
La durée de vie, elle, n’aide pas à relever le niveau. Comptez environ 2h30 à 3 heures pour voir le générique de fin, ce qui renforce encore ce sentiment d’inachevé. Le rythme ne laisse pas le temps aux idées de se développer, ni aux personnages de réellement exister. Les quelques collectibles disséminés dans les niveaux n’apportent pas grand-chose, si ce n’est des éléments de lore souvent redondants. Au final, cette courte aventure donne l’impression d’un brouillon ; une base d’histoire esquissée trop rapidement, sans l’ampleur ni la profondeur que l’on attendait d’un retour aussi attendu.
La musique, elle, affiche pourtant de belles qualités. Les morceaux sont puissants, énergiques, parfois même mémorables. Mais voilà, ils ne collent tout simplement pas à ce que le jeu propose (mais vraiment pas). Explorer une grotte sombre ou avancer prudemment sur une plateforme pendant qu’un morceau électro-metal tourne en boucle crée un décalage constant. L’ambiance gothique, censée être lourde et oppressante, se retrouve noyée sous des sonorités qui tirent vers l’action frénétique. Impossible de s’immerger comme il se doit dans l’univers…





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