Test

PREVIEW Virtual Boy 2026 : nous avons testé le retour de la console la plus atypique de Nintendo sur Switch 2

par

Trente ans après sa sortie, la Virtual Boy s’apprête à faire son retour sous une forme inattendue. Nous avons pu tester cette version 2026 chez Nintendo, entre respect de l’original et apports modernes qui changent l’expérience.

Prévue pour le 17 février prochain, cette nouvelle proposition autour de la Virtual Boy ne correspond pas à une console autonome, mais à une réinterprétation officielle pensée pour les machines Nintendo actuelles. Le principe repose sur une émulation du catalogue Virtual Boy, accessible via le service Nintendo Switch Online, associée à un accessoire de visualisation destiné à recréer l’affichage stéréoscopique si particulier de la machine d’origine. L’objectif n’est pas de transformer ou moderniser profondément l’expérience, mais bien de rendre ces jeux à nouveau jouables aujourd’hui dans des conditions techniques plus souples, tout en respectant l’identité d’un matériel lancé au milieu des années 90. C’est dans ce cadre que nous avons pu prendre en main cette version 2026 lors d’une session de test organisée chez Nintendo.

« La Virtual Boy fait partie de l’histoire de Nintendo, et cette version 2026 est avant tout une manière de faire revivre un catalogue unique, parfois oublié, mais toujours singulier. »

Dès les premières minutes, le rendu visuel s’inscrit clairement dans une logique de fidélité. L’esthétique rouge et noire emblématique est conservée, sans tentative de réinterprétation graphique. L’ensemble se rapproche fortement de l’affichage original, au point de rappeler immédiatement les sensations d’époque. On note toutefois un effet de trame légèrement plus marqué que sur la console d’origine, un choix visible mais cohérent avec la démarche globale, qui privilégie la reproduction style rétro plutôt qu’un lissage moderne.

Sur le plan technique, l’émulation se montre solide. Les jeux tournent de manière fluide, sans ralentissements ni instabilités notables. Les performances sont constantes et respectent le comportement des versions originales, ce qui permet de redécouvrir ces titres dans des conditions fiables. L’émulation ouvre également la porte à des fonctionnalités inédites pour la Virtual Boy, comme le rembobinage, les sauvegardes à la volée et le mappage des touches. Ces ajouts apportent un confort appréciable, sans altérer l’esprit des jeux, et rendent l’expérience plus accessible, notamment pour les joueurs découvrant ce catalogue pour la première fois.

Souvent critiqué à l’époque pour son affichage rouge jugé fatigant, le confort visuel se montre ici rassurant. Lors de notre prise en main, aucune gêne particulière n’a été ressentie, y compris sur des sessions prolongées. L’image reste stable et lisible, ce qui permet de jouer dans de bonnes conditions, sans retrouver les désagréments parfois associés à la Virtual Boy originale. Côté prise en main, les Joy-Con remplacent la manette emblématique de la machine d’origine, souvent considérée comme un ancêtre direct de celle de la GameCube. L’adaptation fonctionne bien, les contrôles sont naturels et profitent pleinement des options de configuration offertes par l’émulation. La transition vers des manettes modernes se fait sans difficulté, tout en respectant la logique des schémas de contrôle initiaux. Cela dit, nous aurions aimé pouvoir jouer avec une réédition de la manette originale. Peut être pour plus tard.  


La sélection de jeux proposée au lancement apparaît cohérente et représentative du catalogue Virtual Boy
. Wario Land s’impose immédiatement comme l’un des titres majeurs de l’ensemble, toujours aussi impressionnant par sa conception et son level design. Galactic Pinball propose une expérience originale qui tire pleinement parti de la 3D, tandis que 3-D Tetris conserve une approche exigeante, parfois (très) déroutante, mais fidèle à sa réputation. Teleroboxer remplit efficacement son rôle de jeu défoulant, The Mansion of Innsmouth rappelle ce qu’étaient les FPS expérimentaux de l’époque, Golf se révèle étonnamment amusant, et Red Alarm, avec son rendu en fil de fer, assume pleinement son esthétique minimaliste et son charme particulier.

Même lorsque l’on possède un Virtual Boy original, pouvoir approcher à nouveau des titres comme Wario Land, aujourd’hui devenus très coûteux sur le marché de l’occasion, reste un vrai plaisir. Le simple fait de pouvoir y jouer facilement, sans contrainte matérielle, apporte une valeur évidente à cette version 2026. Savoir que le catalogue est appelé à s’étoffer dans les mois à venir renforce encore l’intérêt de cette proposition.

Nos premières impressions : Vivement !

Ce retour très assumé vers le passé ne plaira sans doute pas à tout le monde. En revanche, les passionnés, les nostalgiques et celles et ceux qui n’avaient pas pu s’offrir la Virtual Boy à l’époque devraient y trouver une expérience fidèle, proche de l’originale, et suffisamment confortable pour être redécouverte aujourd’hui. Le principal point noir reste toutefois l’obligation de disposer d’un abonnement Nintendo Switch Online actif, aussi bien pour précommander et acheter le produit que pour l’utiliser. Dans les faits, ce Virtual Boy 2026 ressemble davantage à un objet plaisir, exposé sur une étagère et ressorti de temps à autre pour soi ou pour le montrer à des amis. Dans ce contexte, l’absence de cartouches physiques et la dépendance totale au service en ligne peuvent laisser un léger goût d’inachevé, tant une approche reposant sur un support dédié aurait semblé plus logique pour ce type de produit.

Eric de Brocart
Fondateur - Directeur de publication
Magicien professionnel, quand je ne suis pas derrière mon PC, photographe amateur, quand j'ai le temps et surtout un grand passionné de réalité virtuelle.
Me suivre :

Commenter 0 commentaire

Soyez le premier à commenter ce contenu !