TEST MULLET MADJACK : dix secondes pour tuer ou mourir sur Nintendo Switch
Avec son esthétique anime VHS et son chronomètre létal, MULLET MADJACK impose un rythme frénétique où chaque élimination devient une question de survie. Un FPS court, violent et calibré pour les amateurs de scoring.
Dès ses premières minutes, MULLET MADJACK impose son identité. Le jeu de Hammer95 Studios prend la forme d’un FPS arcade sous amphétamines, nourri aux animés cyberpunk des années 80 et 90, aux interfaces criardes, aux couleurs saturées et à une violence volontairement exagérée. Le joueur incarne Jack Banhammer, lancé dans une tour remplie d’ennemis mécaniques, avec une règle presque absurde dans sa brutalité. Il faut éliminer pour prolonger son espérance de vie, sous peine de mourir en quelques secondes.
MULLET MADJACK ne laisse jamais le joueur s’installer. Il l’oblige à avancer, tuer et recommencer avant même d’avoir le temps de reprendre son souffle.
Le résultat est immédiat. Le joueur entre dans une pièce, identifie une cible, tire, glisse, frappe au corps à corps, utilise l’environnement, puis passe à la suivante. Le jeu ne laisse jamais vraiment le temps de réfléchir, mais il ne donne pas non plus l’impression d’être brouillon. Son level design reste très direct, parfois même élémentaire, mais cette simplicité sert le rythme. Les niveaux sont pensés comme des couloirs de violence rythmée, pas comme des espaces à explorer.
Cette approche évoque forcément DOOM, Hotline Miami ou Ghostrunner, mais MULLET MADJACK ne se contente pas de copier ses références. Il les condense dans une formule plus courte, plus nerveuse et plus arcade. Sa grande force vient de cette cohérence entre le fond et la forme. Le monde du jeu parle d’addiction à la dopamine, de réseaux, d’images, de consommation immédiate, et son gameplay fonctionne lui-même comme une boucle de stimulation permanente. Le propos est caricatural, mais il colle parfaitement à la sensation de jeu.
Cette identité a aussi ses limites. Le filtre rétro, les effets d’écran et la profusion d’informations peuvent fatiguer sur de longues sessions. MULLET MADJACK est un jeu qui se savoure mieux par salves que comme une grande aventure à enchaîner d’un bloc. C’est moins un défaut qu’une conséquence directe de son concept. Il veut aller vite, très vite, et il accepte de sacrifier la respiration au profit de l’adrénaline.
Jeu testé sur Nintendo Switch 2 (jeu Switch disponible sur eShop)
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