TEST Reanimal : l’horreur de l’enfance, version cauchemar éveillé
Un voyage oppressant où chaque silence fait plus peur qu’un cri. Mais ça donne quoi concrètement ?
Deux enfants face à un monde brisé
Reanimal nous plonge dans une aventure horrifique aussi dérangeante que fascinante, imaginée par Tarsier Studios, déjà responsables des inoubliables Little Nightmares. Ici, nous suivons un frère et une sœur perdus dans un monde fracturé, ravagé par une violence sourde et incompréhensible, à la recherche de leurs amis disparus. Le jeu refuse toute exposition classique, tout passe par l’ambiance, les décors et les situations vécues. Une approche volontairement cryptique qui installe très vite un malaise persistant... et qui ne nous lâche plus jusqu’au générique. Nous avons terminé, il est temps de vous livrer nos impressions sur cette expérience.
Reanimal impressionne par sa direction artistique sombre et maîtrisée.
La mise en scène est l’un des grands points forts du jeu. La caméra se montre étonnamment fluide et intelligente, capable de suivre les personnages à travers une fenêtre, un couloir étroit ou une course-poursuite paniquée sans jamais casser le rythme. Certaines séquences offrent des plans larges impressionnants, notamment en mer, où l’on se sent minuscule face à l’immensité et à l’inconnu. Le tout confère au jeu une vraie dimension cinématographique.
Techniquement, l’expérience se révèle très solide. La fluidité est quasi irréprochable, avec de rares chutes de framerate et seulement quelques bugs mineurs liés aux interactions avec le décor. L’absence de HDR se fait parfois sentir dans les scènes très sombres, mais le travail sur les lumières et les ombres compense largement. Malgré sa palette volontairement limitée, Reanimal parvient à être régulièrement saisissant.
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