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TEST Space Adventure Cobra: The Awakening, quand le Psychogun manque de puissance

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Cobra revient sauver la galaxie, mais son grand retour a du mal à faire vibrer. Entre nostalgie mal calibrée et technique bancale…

Nostalgie en vrac

Space Adventure Cobra: The Awakening reprend les grandes lignes des douze premiers épisodes de l’anime. Sur le papier, l’idée est séduisante puisque nous revivons les débuts d’un héros culte, réaffronter des antagonistes iconiques et replonger dans l’ambiance intergalactique des années 80. En pratique, la mise en scène manque de souffle et l’ensemble se contente d’un résumé accéléré qui frustre plus qu’il ne captive.

Beaucoup de joueurs se contenteront de suivre la ligne droite.

La campagne principale se boucle en 7 petites heures, selon la difficulté choisie et la capacité à éviter les pièges de level design. Le rythme est correct mais sans surprise, et une fois le générique de fin passé, l’envie d’y revenir reste limitée. Certes, il existe quelques niveaux bonus permettant d’incarner des personnages secondaires comme Lady ou Jane, mais cela ressemble davantage à un clin d’œil qu’à un vrai prolongement de l’aventure. Les développeurs ont ajouté des collectibles disséminés dans les niveaux, destinés à améliorer certaines statistiques de Cobra. Si cela apporte un semblant de progression, la chasse aux secrets ne convainc pas vraiment ; beaucoup de joueurs se contenteront de suivre la ligne droite jusqu’à la fin, sans prendre la peine de revenir explorer.

Au final, le contenu apparaît bien léger pour un titre censé marquer le grand retour de Cobra. Avec une durée de vie modeste et un manque cruel de variété dans les situations, l’expérience s’essouffle vite. Les fans de l’anime apprécieront sans doute de revivre ces épisodes en version interactive, mais pour un public plus large, le voyage risque de paraître trop court et trop superficiel.

La bande-son de Space Adventure Cobra: The Awakening s’inspire clairement des mélodies emblématiques de la série, ce qui ravira les nostalgiques. Malheureusement, les remix peinent à convaincre ; ils manquent souvent de punch et de cohésion, et le nouveau générique, censé dynamiser l’ouverture, se révèle étonnamment fade et sans énergie. Le charme rétro est là, mais il ne suffit pas à faire oublier les faiblesses musicales. Pour finir, le doublage français fait vraiment peine à entendre, et l’inégalité entre comédiens est flagrante. La synchronisation labiale semble avoir été inventée au hasard, et les intonations n’ont pas grand-chose à voir avec ce qui se passe à l’écran. Vraiment, un festival de « ça passe ou ça casse »... et le résultat casse plus qu’il ne passe.

Martial DUCHEMIN
Rédacteur en chef - Spécialiste Japon
Résident au Japon qui a trois passions dans la vie : les jeux vidéo, les figurines, et la bouffe. Adore les balades à Akiba, le retrogaming, et les salles d'arcade. Ma vie est vouée à Dragon Ball.
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