Test PS3
I Am Alive Head 161211 01

TEST - I Am Alive : ne jamais perdre espoir

par

I am Alive : Projet maudit à maudire à jamais ? Ou surprise à découvrir ? Réponse dans les quelques lignes qui suivent.

Compte tenu de son contexte, I Am Alive s’apparente à un jeu de survie, au sens propre du terme. De fait, il lorgne moins du côté de l'action que de l'aventure, avec des joutes davantage basées sur l’intimidation et la ruse que l’affrontement direct (attaquer les ennemis par surprise, les viser pour les faire reculer dans le vide ou le feu). De toute façon, vous n’aurez jamais plus qu’une ou deux balles dans votre chargeur, en sachant qu’Adam n’en gaspillera pas – la visée est automatique. Un peu plus tard dans le jeu, vous aurez même un arc en votre possession, arc dont la flèche sera récupérable après chaque meurtre. Si vous êtes à sec, vous jetterez votre dévolu sur la machette, efficace grâce à ses QTE.

Pour faire simple, les phases d’action ne sont pas le point fort d’I Am Alive, la maniabilité manquant trop de précision et étant paradoxalement trop dirigée pour vraiment y prendre son pied. Rassurez-vous, elles sont loin d’être nombreuses. À contrario, l’aspect aventure est une véritable merveille, dans le sillage de ces séquences où Adam avance sans savoir, aveuglé par le sable et les cendres et seulement guidé par le bruit du vent s’abattant sur Haventon. Ces mêmes séquences où il ne se passe rien, renforçant ce sentiment de nomade perdu dans un monde… perdu.

En termes de gameplay, la survie est symbolisée par l’apparition d’une jauge d’endurance en préfixe de la barre de vie. Bien entendu, elle se vide dès que le héros effectue une action complexe – courir, grimper, sauter – tandis qu’elle se recharge en ne faisant rien ou en ingurgitant des objets – boissons, nourritures, médicaments - que le territoire désolé a bien voulu nous laisser, probablement par pure compassion. Tout l’intérêt du titre d’Ubisoft réside donc dans la gestion de la résistance d’Adam. D’autant qu’à la manière d’un Ezio Auditore ou d’un Nathan Drake, il faudra beaucoup escalader pour voir le bout de l’aventure. Attention par contre, aucune indication n’apparaîtra en surbrillance pour aider, obligeant le joueur à observer les lieux avant de se déplacer au sein d'endroits au demeurant assez variés. À noter aussi que les choses se corsent petit à petit, l’environnement évoluant quelque peu avec le temps (l’apparition d’un gros nuage qui empêche la régénération de la vigueur par exemple). Toutefois, il n’y a rien de vraiment insurmontable, surtout en difficulté normale et notamment grâce aux caméscopes symbolisant des « continue. »

En revanche, I Am Alive n’est aucunement un jeu en open-world. Chapitré, il n’offre qu’un seul chemin pour passer de l’un à l’autre, bien qu’une poignée de recoins peuvent être fouillés pour deux raisons. La première c’est de trouver des items ; la deuxième, c’est de sauver les vingt personnages ayant besoin d’aide. C’est facultatif, mais cela confère un meilleur score au clap de fin, en plus de distribuer des caméras en sus. Au final, le soft se boucle en 5/6 heures, avec une rejouabilité possible pour qui désire obtenir les 100 %. 

I-Am-Alive-Image-161211-03

Commenter 5 commentaires