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CRITIQUE de la BD Assassin’s Creed Bloodstone : sur les traces de la Pomme d’Éden

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Bloodstone est une bande dessinée en deux tomes, qui prend place dans l’univers d’Assassin’s Creed. Elle propose une histoire totalement inédite, visant à développer un peu plus la mythologie de la licence. Notre avis sur un diptyque bien ficelé.

Bien plus que des jeux

Assassin’s Creed est un univers transmédia depuis bien longtemps déjà : outre un nombre important de jeux vidéo qui suit sa route contre vents et marées, en laissant de côté certaines trames scénaristiques quand ça l’arrange, il est possible de profiter de licence sous la forme de romans ou encore de bandes dessinées. Ubisoft est assez actif de ce côté-là, et c’est via sa maison d’édition maison, Les Deux Royaumes, que le studio propose de temps à autre une série dédiée à Assassin’s Creed. La première, étalée de 2009 à 2014, permettait d’en apprendre plus sur certains personnages-clés des jeux vidéo (même si pas canon). Par la suite, ce sont principalement des spin-offs qui sont sortis, mettant en scène des personnages liés aux Assassins ou aux Templiers, mais n’ayant rien à voir avec la trame des jeux.

Les deux tomes se révèlent agréables à lire.

Assassin's Creed Bloodstone Tome 1

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C’est le cas de Bloodstone, une histoire en deux volumes dont le second vient de sortir. Bloodstone raconte la traque de la Pomme d’Éden par un groupe d’Assassins parmi lesquels se trouve Tomo, un jeune homme alimenté par la vengeance, mais dont les compétences sur le terrain s’avèrent limitées. Hacker et plutôt fin limier, il arrive à remonter une piste lui permettant de mettre le doigt sur une cellule d’Assassins cherchant à concrétiser un projet prenant sa source au cœur de la Guerre du Vietnam. À la recherche d’indices, Tomo va utiliser un Animus modifié pour scruter la mémoire d’un Assassin de ce groupe, mais tout cela ne sera pas sans conséquence pour lui.

Passion Conspiration

Aux commandes du scénario de cette bande dessinée se trouve Guillaume Dorison, un grand habitué de la franchise qui a déjà travaillé sur plusieurs albums d'Assassin’s Creed. Il y a donc une maîtrise franchement agréable du sujet, même si ce genre de contenu transmédia a forcément de quoi dérouter les fans des jeux vidéo qui cherchent à prolonger le plaisir. Heureusement, les repères sont là, à commencer par l’Animus, mais également la sempiternelle rivalité entre les Templiers et les Assassins. La période historique choisie, à savoir la guerre du Vietnam, est également inédite dans la franchise : même s’il semble plutôt évident que cela fasse partie du cahier des charges, c’est plutôt bien pensé.

Assassins Creed BloodStone

Pour autant, l’intrigue proposée ne sort pas vraiment des clous de ce que nous pouvons finalement apercevoir dans les jeux. Même si quelques surprises sont au rendez-vous, une bonne vieille conspiration est finalement toujours efficace. Cela n’enlève rien au plaisir de la lecture, et les deux tomes se révèlent agréables à lire et même plutôt denses, malgré un nombre de pages standard, autour d’une cinquantaine.

Tout est (graphiquement) permis

Les très belles couvertures illustrées par Thibaud de Rochebrune attirent immédiatement l’œil, tant et si bien qu’en ouvrant les tomes, il est possible d’être un peu décontenancé par le trait d’Ennio Bufi, qui s’est chargé de toutes les pages de la BD. Moins détaillé et plus nerveux, le style de Bufi colle cependant plutôt bien à la dynamique de l’histoire et en particulier aux planches qui laissent place à l’action : le dessinateur offre une belle mise en scène du mouvement, et se fend même de pleines pages vraiment réussies. Le trait est même plus assuré encore dans le tome 2, qui se concentre davantage sur l’action alors que le tome 1 a plutôt tendance à planter le décor.

AC Bloodstone Planche Promo 1

Pour autant, sans se mentir : Assassin’s Creed Bloodstone ne change pas la donne dans l’univers de la franchise. Il s’agit avant tout d’une manière de faire vivre la saga à travers une autre branche, de montrer que l’arc que n’importe quel joueur connait n’est pas le seul impliquant les Assassins, les Templiers, l’Animus ou la Pomme d’Éden. Pas de révélation tonitruante ici, mais un bon moment à passer dans un univers qui a, décidément, un sacré paquet d’histoires à raconter.

Note : 4 sur 5

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