PREVIEW – Warhammer Survivors, le Vampire Survivors de Warhammer qui a déjà de bonnes armes
par Andréa C.Warhammer Survivors mélange Warhammer 40,000, Age of Sigmar et la formule Vampire Survivors dans un roguelite en pixel art. Nous avons pu essayer la démo, et cette première prise en main laisse déjà entrevoir un jeu simple, nerveux et potentiellement très accrocheur.
Entre hordes de Tyranides, Skavens, progression rapide et attaques automatiques, cette première approche de Warhammer Survivors - démo disponible sur Steam - laisse entrevoir un jeu simple à prendre en main, mais capable de devenir rapidement accrocheur pour les amateurs du genre.
Simple, direct et déjà efficace, Warhammer Survivors semble avoir compris l’essentiel de ce qui rend la formule Vampire Survivors aussi addictive.
Développé par Auroch Digital, le studio derrière Warhammer 40,000 Boltgun, en partenariat avec Warhammer et poncle, créateur de Vampire Survivors, Warhammer Survivors reprend une formule désormais bien connue. Il s’agit d’un roguelite en 2D, en pixel art, dans lequel le joueur affronte des vagues d’ennemis de plus en plus nombreuses, avec des attaques automatiques et une progression qui repose sur l’accumulation d’améliorations. Le titre est prévu en 2026 sur PC via Steam, PS5, Xbox Series X|S, Nintendo Switch et Nintendo Switch 2.
Pour cette preview, nous avons pu mettre la main, en avance, sur la démo du jeu, divisée en deux grandes parties. La première plonge dans l’univers de Warhammer 40,000, tandis que la seconde s’appuie sur Warhammer Age of Sigmar. La différence entre les deux approches se ressent très vite, au point que la partie 40K apparaît comme la meilleure porte d’entrée pour découvrir les bases du gameplay.
Le principe reste très simple. Le personnage est lâché sur une carte envahie par des monstres qui reviennent sans cesse, toujours plus nombreux, plus rapides et plus dangereux. Le joueur se déplace de haut en bas et de gauche à droite pendant que son héros attaque automatiquement. Toute la tension vient alors du placement, de la lecture des vagues ennemies et du choix des améliorations à chaque montée en puissance.
Run après run, le jeu pousse à renforcer les aptitudes du héros grâce à différents bonus. Il est possible d’améliorer l’attaque, les soins, la chance, la vitesse de déplacement, la réduction des dégâts ou encore le gain d’expérience. L’or récupéré sur le champ de bataille permet également de progresser, notamment après l’élimination de mini-boss qui offrent des récompenses aléatoires et quelques bonus temporaires. La boucle est très classique, mais elle fonctionne déjà avec une efficacité immédiate.
Le jeu propose aussi une mécanique de corruption, qui permet d’augmenter la difficulté en rendant les hordes plus agressives, plus rapides et plus fréquentes. C’est une bonne manière d’ajouter du défi sans modifier la base du gameplay. Même dans cette version de démonstration, Warhammer Survivors laisse déjà entrevoir une progression assez gratifiante, avec des parties courtes qui donnent rapidement envie d’en relancer une autre.
La partie Warhammer 40,000 se montre plus accessible pour commencer. Les déplacements y paraissent plus libres, notamment grâce à des attaques plus polyvalentes. Certaines compétences permettent de frapper ou de tirer dans plusieurs directions, vers la gauche, vers la droite, mais aussi vers le haut et le bas une fois les bonnes aptitudes débloquées. Le coup de poing latéral ou le Boltgun apportent ainsi un confort appréciable dans les affrontements. Ce premier pan de la démo donne au joueur davantage d’outils pour survivre sans se sentir immédiatement enfermé par les limitations de son personnage.
Au départ, nous incarnons Malum Caedo, le Space Marine déjà connu des joueurs de Warhammer 40,000 Boltgun. C’est un personnage solide, bien adapté à la prise en main. En remplissant certains objectifs, il est également possible de débloquer, dans cette version de démonstration, un second héros nommé Bartoz Kozlowski. Les deux profils reposent surtout sur la santé et la réduction des dégâts, ce qui les rend parfaits pour comprendre les bases du jeu sans être puni trop vite. Auroch Digital confirme d’ailleurs que chaque personnage disposera de ses propres armes et statistiques de départ, afin de varier les sensations d’une run à l’autre.
La partie Warhammer Age of Sigmar demande davantage de précision. Le joueur commence ici avec Neave Blacktalon, un personnage plus mobile, puis peut débloquer Ulgromthier. La différence se ressent surtout dans l’orientation des attaques, souvent dirigées dans une seule direction. Les affrontements deviennent alors plus exigeants, car il faut anticiper les mouvements ennemis et mieux contrôler son placement.
Cette approche rend Age of Sigmar moins immédiat que la partie 40K, mais aussi potentiellement plus intéressante pour les joueurs qui cherchent un peu plus de maîtrise. Là où Malum Caedo encaisse et nettoie l’écran avec une certaine sécurité, Neave Blacktalon impose davantage de mouvement, de timing et d’observation. La démo donne donc déjà l’impression que les deux univers ne seront pas de simples habillages visuels, mais bien deux manières légèrement différentes d’aborder la formule.
Visuellement, le style rétro fonctionne bien. Le pixel art assume une esthétique très lisible, presque arcade, tout en conservant les marqueurs des deux univers. Les plaines d’Aqshy, les Space Hulks, les Tyranides, les Skavens et les armes emblématiques de la licence servent de base à un habillage immédiatement identifiable. Le studio évoque également des armes comme le Boltgun, l’Astartes Chainsword, les Whirlwind Axes ou encore le pot de Nuln Oil, utilisé ici comme clin d’œil aux amateurs de figurines.
Le potentiel de contenu paraît important. Warhammer Survivors repose sur deux univers très riches, ce qui laisse imaginer de nombreux personnages, factions, armes, reliques et modes à débloquer. La page officielle du jeu évoque déjà un roster évolutif, plusieurs modes, différents stages, des secrets à découvrir et des collectibles à récupérer. À ce stade, il serait toutefois préférable de rester prudent sur l’ampleur exacte du contenu final, puisque tout n’a pas encore été détaillé.
L’une des grandes questions concernera donc le suivi. Si Auroch Digital parvient à enrichir régulièrement le jeu avec de nouveaux champions, de nouvelles factions et des objectifs variés, Warhammer Survivors pourrait trouver une place solide auprès des amateurs de roguelite à la Vampire Survivors. La présence de poncle dans le partenariat rassure aussi sur la compréhension de cette formule très particulière, qui repose moins sur la complexité des contrôles que sur la montée en puissance permanente et le plaisir de voir l’écran se transformer en champ de bataille contrôlé.
En l’état, cette première démo donne surtout envie d’en voir plus. Warhammer Survivors ne cherche pas à révolutionner le genre, mais il semble capable d’en exploiter les codes avec sérieux et efficacité. La prise en main est immédiate, la progression se montre déjà plaisante, et la séparation entre 40K et Age of Sigmar apporte une variété bienvenue. Reste à savoir si le contenu final saura tenir sur la durée, surtout face à un genre où l’addiction vient autant de la première run que de la richesse des dizaines suivantes.
Premières impressions : Bonnes !
Warhammer Survivors part sur des bases solides. La démo propose une formule simple, lisible et déjà efficace, avec une vraie différence de ressenti entre la partie Warhammer 40,000, plus accessible, et la partie Warhammer Age of Sigmar, plus exigeante. Le jeu ne surprend pas encore par ses mécaniques, mais il applique correctement les codes du roguelite à attaques automatiques. Si le contenu final suit, avec un roster généreux, des armes variées et un bon rythme de progression, il pourrait devenir une très bonne surprise pour les fans de Warhammer comme pour les amateurs de Vampire Survivors.

