Un retour à Raccoon City qui sent la poudre et les souvenirs. Alors, cela donne quoi cet épisode ?
Une manette, deux tensions
Et la prise en main dans tout cela ? Eh bien Resident Evil Requiem construit toute sa dynamique sur l’alternance entre Grace Ashcroft et Leon S. Kennedy, et ce contraste constitue la véritable colonne vertébrale du gameplay. Grace incarne la survie pure ; ressources limitées, déplacements prudents, inventaire restreint. Chaque balle tirée mérite réflexion, chaque affrontement peut devenir une erreur coûteuse. La gestion des objets impose de faire des choix constants, et le nouveau système de synthèse sanguine ajoute une dimension stratégique intéressante. Récupérer le sang des ennemis pour fabriquer munitions, soins ou injecteurs spéciaux pousse à peser le pour et le contre, à savoir fuir pour économiser, ou combattre pour mieux se préparer ?
L’exploration reste fidèle à l’ADN de la franchise.
Leon, à l’inverse, apporte une énergie nettement plus explosive. Son arsenal est plus large, ses attaques au corps-à-corps sont efficaces, et ses capacités de parade renforcent la sensation de maîtrise. Là où Grace avance avec prudence, Leon progresse avec assurance. Les affrontements deviennent plus dynamiques, presque grisants, sans jamais tomber dans l’action débridée totale. Ce contraste fonctionne parfaitement puisque nous passons d’une tension lente à une décharge d’adrénaline qui maintient l’attention en permanence et évite toute monotonie.
L’exploration reste fidèle à l’ADN de la franchise. Les environnements labyrinthiques invitent aux allers-retours constants, avec portes verrouillées, clés spécifiques, objets à combiner et raccourcis à débloquer progressivement. Cette structure renforce la tension, surtout lorsque des opposants réapparaissent dans des zones que l’on pensait sécurisées. L’inventaire limité accentue ce sentiment d’organisation nécessaire ; optimiser les trajets devient presque un mini-jeu en soi. Cette approche classique fonctionne toujours aussi bien, même si elle ne surprend plus réellement les habitués.
Côté énigmes, en revanche, la difficulté reste très modérée. Les puzzles s’enchaînent avec une logique accessible, parfois même un peu trop évidente. Trouver un objet précis, associer un symbole, décrypter un blabla ou observer un environnement ne demande jamais un véritable casse-tête. L’intention semble claire, maintenir le rythme sans bloquer la progression. Si cela évite la frustration, cela réduit aussi le sentiment d’accomplissement. Resident Evil Requiem mise sur la fluidité plutôt que sur la complexité pour favoriser une expérience sans interruption, au risque de frustrer les amateurs de casse-têtes ardus.





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