Quand un film culte des années 90 rencontre l’amour du pixel art et la rigueur de l’arcade, le résultat sent la poudre, la nostalgie… et le métal chauffé à blanc.
Un hommage 16-bit entre fascination et rigidité assumée
Développé par Bitmap Bureau, Terminator 2D: NO FATE se présente comme une lettre d’amour assumée à Terminator 2: Judgment Day et à l’âge d’or du jeu d’action en 2D. Pensé comme un titre tout droit échappé de l’ère 16-bit, le jtitre revisite les scènes cultes du film à travers une succession de séquences arcade mêlant run and gun, beat’em up et variations plus inattendues. L’objectif est clair, celui de proposer l’adaptation rétro de Terminator 2 que nous aurions rêvé de glisser dans une console au début des années 90, sans artifices modernes, mais avec une sincérité et un respect du matériau d’origine difficiles à ignorer. Alors, cela donne quoi concrètement ? Parlons-en dans ce test.
Un véritable plaisir visuel.
Dès les premières secondes, Terminator 2D: NO FATE affiche sa feuille de route, nous ramener à l’époque bénie des MegaDrive et Super Nintendo, comme si le jeu avait réellement existé en 1991, coincé entre deux cartouches poussiéreuses. Le pixel art transpire l’amour du détail et du matériau d’origine, avec une reconstitution minutieuse des scènes marquantes du long-métrage. Du bar de bikers à l’usine sidérurgique finale, chaque décor évoque instantanément une image précise chef-d’œuvre de James Cameron, au point de donner l’impression de jouer à une adaptation retrouvée dans une autre timeline.
Les animations, souvent superbes, participent largement à cette immersion rétro. Le T-1000 impressionne par ses transformations liquides et ses poses menaçantes, tandis que certaines mises à mort iconiques sont reproduites avec une fidélité presque maniaque. Le tout est porté par une mise en scène lisible, claire, pensée pour l’action pure, sans fioritures inutiles. Nous ressentons constamment cette volonté de coller à l’esthétique 16-bit, quitte à refuser toute modernisation excessive.
Pourtant, tout n’est pas parfaitement huilé. Certains sprites paraissent plus rigides que d’autres, notamment du côté de Sarah Connor, dont les animations manquent parfois de fluidité. Quelques ennemis humains semblent un peu génériques, et l’absence de la véritable ressemblance d’Arnold Schwarzenegger se fait sentir dans les portraits, remplacés par des astuces visuelles parfois déroutantes. Rien de rédhibitoire, mais un léger décalage subsiste entre l’ambition artistique et son exécution totale. Terminator 2D: NO FATE reste néanmoins un véritable plaisir visuel pour les amateurs de pixel art soigné et de nostalgie assumée.





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