Un voyage silencieux, étrange et profondément humain, où la lumière devient langage.
Un conte muet, imparfait mais habité
Keeper raconte son histoire sans un mot. Pas de dialogues, pas de journal de quêtes, pas même d’objectifs clairement affichés. Nous comprenons peu à peu que le monde est attaqué par une force corruptrice, que la lumière est une réponse, et que notre voyage vers la montagne à l’horizon a un sens plus symbolique que narratif. Cette approche évoque inévitablement Journey, mais Keeper s’en distingue par son refus de la parabole simple. Le récit est volontairement flou, parfois trop familier dans ses thèmes (l’équilibre naturel, la réparation d’un monde brisé), mais il compense par une mise en scène sincère et quelques moments d’émotion inattendus.
Le rythme est inégal...
La durée de vie oscille autour de 7 à 8 heures, selon notre sens de l’observation et notre propension à nous perdre ; ce qui arrivera, soyons honnêtes. Le rythme est inégal : une première moitié très linéaire, presque trop sage, avant une seconde partie plus ouverte, plus audacieuse, mais aussi parfois moins lisible. Cette irrégularité peut dérouter, mais elle participe aussi à la personnalité du jeu, qui refuse obstinément d’être lisse.
La bande-son, en revanche, divise davantage. Si certaines mélopées accompagnent parfaitement l’exploration et renforcent l’atmosphère étrange du monde, d’autres pistes se révèlent répétitives, voire légèrement irritantes sur la durée. Le travail sonore reste cohérent avec l’univers, mais il n’atteint pas toujours la justesse émotionnelle de la direction artistique. Heureusement, le silence, souvent utilisé, devient lui-même un outil narratif puissant.





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Malheureusement un excellent jeu absolument pas marketé correctement, ni soutenu par Microsoft lors de sa sortie…