Un monde décalé empli de démons… Voilà de quoi se défouler !
Une fresque sanglante à travers le temps
L’histoire de Nioh 3 s’enracine dans les légendes du Japon féodal, mais s’envole rapidement vers une épopée surnaturelle qui transcende les époques. Tokugawa Takechiyo, héritier d’un destin trouble, est poussé malgré lui au cœur d’un conflit où samouraïs, clans rivaux et yokai se livrent un combat sans merci. Lorsque son propre frère, Kunimatsu, s’abandonne aux forces du Purgatoire et plonge le pays dans un chaos démoniaque, Takechiyo n’a d’autre choix que de parcourir les siècles pour y mettre un terme. Cette narration éclatée, qui fait voyager du château d’Edo aux plaines glaciales de Heian, en passant par les provinces déchirées du Sengoku et les rues assiégées du Bakumatsu, offre une toile de fond aussi riche que tragique. Plutôt que de se contenter d’une succession de batailles, Nioh 3 fait de chaque époque un monde à part entière, où l’humanité lutte encore et toujours contre l’inexorable corruption du monde. Les liens entre les conflits humains et les invasions surnaturelles se tissent progressivement, avec suffisamment de mystère pour donner envie de comprendre ce qui unit ces époques et ce qui distingue véritablement un héros d’une légende. Pour faire simple, l'histoire est assez plaisante à suivre.
Une sensation d’être plongé dans un véritable monde de samouraïs aux frontières de l’occultisme.
La durée de vie de Nioh 3 dépasse largement ce à quoi nous pouvions nous attendre, même pour un titre de cette envergure. Avec plus de 50 heures passées à explorer ses terres corrompues, affronter des yokai redoutables et déverrouiller des compétencesce nouvel opus s’impose comme l’un des plus généreux de la série. Chaque zone recèle de secrets, de sous-objectifs, de quêtes secondaires liées à d’anciens mythes ou à des figures historiques oubliées, et chacune mérite une exploration approfondie pour qui veut goûter à toutes les subtilités du jeu.
Les missions principales seules auraient déjà offert une aventure robuste, mais Nioh 3 ne s’arrête pas là, les Crucibles, ces zones facultatives particulièrement impitoyables, ajoutent une couche de défi qui met à l’épreuve. Et puis il y a ces moments où, après des heures passées à perfectionner sa maîtrise du sabre ou de la furtivité ninja, un boss pourtant redouté finit par tomber sous nos coups parfaitement synchronisés ; des instants de triomphe qui justifient à eux seuls les longues sessions de jeu.
En outre, les effets sonores participent grandement à l’impact des combats. Chaque choc de lame, chaque parade réussie, chaque exécution résonne avec une brutalité satisfaisante. Certains coups donnent littéralement l’impression de broyer des os, et les transformations liées aux pouvoirs spirituels sont accompagnées d’effets sonores impressionnants. Le sound design joue ici un rôle clé dans la sensation de puissance... et de danger constant. En revanche, la musique se fait parfois un peu trop discrète en dehors des moments clés. Certaines zones ouvertes manquent d’un thème vraiment mémorable, laissant l’ambiance sonore porter seule l’expérience. Un choix sans doute volontaire, mais qui laisse une impression un peu inégale sur la durée. Pour finir, notez que seuls les doublages japonais et anglais sont disponibles (dommages pour la langue de Molière). Les intonnations nippones sont excellentes par contre, les sous-titres laissent par moment à désirer.





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