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TEST de Disintegration : le nouveau jeu du co-créateur de Halo explose au décollage

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Disintegration : Marcus Letho nous avait habitués à beaucoup mieux, le mélange FPS/RTS de Disintegration ne prend pas.

Désintégration immédiate

Disintegration était attendu au tournant. Le jeu est développé par V1 Interactive, un jeune studio fondé par Marcus Letho, qui n'est autre que le co-créateur de la célèbre saga Halo et du Master Chief. Si la franchise de FPS est culte sur Xbox et PC, Disintegration avait encore tout à prouver, ce titre mélangeant pour rappel des mécaniques de jeux de tir et de stratégie en temps réel. Sur le papier, c'est bien, mais en pratique, Disintegration se décompose dès le décollage.

Ça devient vite répétitif.

Disintegration test 02Le jeu débute par un tutoriel qui va nous expliquer en quelques minutes les bases du gameplay. Le joueur pilote un gravicycle, sorte de petit vaisseau pouvant voler à basse altitude et disposant de deux tirs, un principal offensif et un secondaire de soutien, ou encore plus offensif. Là, c'est du shoot bête et méchant, le gravicycle se contrôle plutôt bien, les sensations de tir sont assez bonnes, mais ça ne va pas plus loin. Sauf que Disintegration est aussi un jeu de stratégie en temps réel, du moins c'est ce qu'affirme V1 Interactive. Car le joueur peut en effet donner des ordres basiques à ses unités (quatre personnages au maximum dans l'équipe), en pointant un ennemi pour focaliser les tirs sur lui, en visant un lieu pour déplacer la troupe ou en demandant d'interagir avec un élément du décor. Voilà, vous savez tout du gameplay de Disintegration, il n'évolue pas du tout pendant l'aventure, c'est amusant le temps d'une première mission, mais ça devient vite répétitif. Disintegration déçoit en tant que FPS, il manque quand même de panache, mais aussi en RTS, où la stratégie est absente.

Pas de personnalisation du gravicycle ou de son équipement (prédéfini avant chaque mission), aucun élément cosmétique à débloquer, le joueur peut simplement récupérer des puces d'amélioration dans les niveaux pour renforcer quelques statistiques de son personnage ou de son équipe, c'est extrêmement limité et ça ne change absolument rien à sa manière de jouer. Les niveaux se résument donc à avancer, éliminer des ennemis, interagir avec le décor pour débloquer le passage et recommencer, encore et encore. Sauf que les 12 missions sont assez longues, la campagne solo se termine en 7-8 heures de jeu, mais au bout d'une heure, le joueur a déjà envie de quitter le jeu pour passer à autre chose.

Alors, ne soyons pas totalement mauvaise langue, Disintegration n'est pas à jeter, et même si son gameplay est répétitif, il reste quand même assez plaisant de pointer un ennemi et voir ses unités se ruer dessus pour lui faire sa fête en quelques secondes. Ces dernières disposent par ailleurs de pouvoirs uniques, allant de la simple grenade au champ de ralentissement en passant par le mortier ou la grosse frappe au sol, des capacités bien pratiques lors de situations difficiles, qu'il faut savoir bien gérer, car le cooldown (le temps de rechargement) est généralement assez long. Par ailleurs, la santé du joueur et de ses unités descend assez vite, il faut donc faire attention à parfois se replier un peu ou à chercher des blocs verts permettant de remonter la santé, à condition de rester à côté. Enfin, les unités au sol peuvent fouiller quelques objets pour ramasser des puces et des débris, qui servent à augmenter de niveau et donc améliorer ses personnages. Ça ne casse pas trois pattes à un canard, clairement, c'est vite chiant de devoir tout fouiller entre deux combats. Le problème, c'est que les unités sont à contrôler en bloc, il est impossible de donner des ordres indépendants, alors le côté stratégique passe totalement à la trappe. 

Le vide abyssal

Entre chaque mission, le joueur est invité à explorer un hub, qui est d'une tristesse absolue. Imaginez un peu : Disintegration est un jeu de science-fiction, le joueur pilote un gravicycle (au design vraiment sympa) et il est accompagné de robots, il y avait clairement matière à créer un petit espace de vie agréable avec quelques activités à faire. Eh bien non, c'est le vide abyssal, le joueur déambule dans une petite zone inintéressante, les PNJ échangent quelques lignes de dialogues inutiles et donnent des objectifs secondaires (comme détruire des unités précises, finir la mission dans un temps imparti ou terminer le niveau sans qu'aucune unité ne soit mise au sol), rien de bien original.

L'histoire n'arrive jamais à être passionnante.

Disintegration test 01Et pourtant, le scénario de Disintegration était prometteur, à l'origine. Le titre se passe sur Terre, dans le futur, alors que le monde a été ravagé par les épidémies et les guerres. Des scientifiques ont donc trouvé le moyen de transférer un cerveau humain dans un robot, l'Intégration, ce qui résout pas mal de choses, mais certains ont préféré garder leurs corps charnels, ce qui ne plaît pas à Rayonne, une armée extrémiste voulant anéantir ces derniers humains. Pas cool, quelques résistants se dressent, dont Romer Shoal (incarné par le joueur), pourtant un humain robotique, mais déçu de l'Intégration, voulant sauver ce qu'il reste de l'humanité. Un pitch pas vraiment original, mais qui a le mérite d'être accrocheur. Malheureusement, tout au long du jeu, l'histoire n'arrive jamais à être passionnante, difficile d'accrocher à cette lutte pour la survie des humains quand tous les personnages (humains et robots) sont plats, et n'arrivent jamais à être attachants.

Techniquement parlant, le jeu de V1 Interactive est quand même une vraie réussite. Nous l'avons testé sur un ROG Strix Scar 17 (RTX 2080, Intel Core 10th) et le jeu est vraiment beau, les textures sont resplendissantes, le design des robots est sympathique et l'univers global a de quoi séduire les amateurs de science-fiction. Malheureusement, les niveaux en eux-mêmes se ressemblent, le level design est très morne, rares sont les petites surprises visuelles dans Disintegration, malgré la belle coquille qu'il nous promettait au lancement, avec une cinématique d'introduction plaisante.

Disintegration propose enfin des modes multijoueurs, c'est très classique, avec du deathmatch demandant de récupérer les insignes des ennemis pour valider l'élimination, du contrôle de zone et de la capture de drapeau. Pour le coup, la personnalisation est un peu plus poussée, le joueur peut choisir son emblème et sa bannière, mais surtout sélectionner une équipe parmi neuf disponibles, chacune ayant de l'équipement (et un look) différent. Il est même possible de personnaliser l'apparence du pilote, du gravicycle et des unités, à condition de jouer de très nombreuses parties ou de ressortir la carte bleue pour débloquer immédiatement des points. Là encore, rien de bien original.

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Vous l'aurez compris, Disintegration nous a déçus, surtout venant de Marcus Letho. Le titre est très plat, avec un gameplay pas vraiment intéressant en FPS et peu complet en RTS, un scénario faible malgré une bonne idée de base et, surtout, le jeu est répétitif à souhait. Parfois plaisant lorsqu'il est joué pendant quelques minutes seulement, Disintegration n'arrive pas à s'imposer comme un grand jeu, et il sera vite oublié. V1 Interactive est un jeune studio, mais il va falloir faire beaucoup mieux la prochaine fois pour séduire les joueurs.

Disintegration est disponible en précommande sur Steam ou le Microsoft Store contre 49,99 €. Il en sera de même très prochainement sur le PlayStation Store, mais honnêtement, attendez une promotion si jamais le jeu vous intéresse.

Les plus
  • Le gameplay est amusant...
  • Le pitch est accrocheur...
  • Techniquement, c'est propre
Les moins
  • ... mais vite répétitif
  • ... mais le scénario ne décolle pas
  • Multijoueur trop classique
  • Le hub, quelle tristesse
  • Zéro personnalisation en solo
Notation
Graphisme
17
20
Bande son
16
20
Jouabilité
12
20
Durée de vie
12
20
Scénario
8
20
Verdict
12
20
redacteur vignetteAmaury M. / Clint008
Rédacteur - Testeur
Explorateur de musiques plus ou moins bruyantes, collectionneur de casquettes et vénérateur de Blade Runner. J'aime les zombies et Cthulhu.
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