Test
One Piece Odyssey test vignette 03 02 2023

TEST One Piece Odyssey : une grande aventure mémorable ?

par

Luffy et ses compagnons ont repris la mer, direction Waford et un monde de souvenirs qui sent le réchauffé.

One Pieception

Dans le cadre du 25e anniversaire de la licence, Bandai Namco a annoncé l'an dernier One Piece Odyssey, un jeu de rôle au tour par tour développé par ILCA, qui avait collaboré avec Square Enix sur la partie graphique de Dragon Quest XI, d'où un évident rapprochement visuel entre ces deux JRPG. Cette première aventure sur la nouvelle génération de consoles (mais aussi PS4 et PC) pour l'équipage du Chapeau de Paille propose une histoire inédite centrée sur des personnages créés pour l'occasion par l'auteur Eiichirō Oda, que nous avons achevée dans les largeurs après près de 80 heures devant notre écran, sur PS5. Si retrouver toute la bande dont nous suivons les péripéties depuis tant d'années maintenant est forcément un plaisir, est-ce suffisant pour en faire un jeu valant le détour ? La réponse n'est pas si simple.

Le rythme est en dent de scie.

One Piece Odyssey test 01 03 02 2023Avant toute chose, il est bon de préciser que cette aventure sur Waford n'est évidemment pas canon vis-à-vis du manga, mais se place en termes de références entre Whole Cake Island et Wano Kuni, entraînant de facto l'absence de Jinbe. Il n'est de toute manière pas nécessaire d'être incollable sur One Piece pour en profiter, les petites remarques et autres easter eggs venant juste caresser le fan hardcore dans le sens du poil. Naviguant sur Grandline, Luffy et ses compagnons sont pris dans un Knock-Up Stream les projetant dans les airs, avant de s'échouer sur cette île légendaire nimbée de mystère. C'est à la suite de tout un passage introductif servant à poser les bases du gameplay que cette épopée débute réellement, puisque Luffy, Zoro, Nami, Sanji, Usopp, Chopper et Robin vont comme qui dirait avoir un trou de mémoire, au sens propre. Remis au niveau 1, ils perdent alors leurs surpuissantes capacités qu'ils ont développées toutes ces années et vont devoir les récupérer. Oui, il manque ici deux noms et c'est bien normal. Ainsi, Franky ne réintègre l'équipe qu'une fois passée la moitié du récit, fort occupé à devoir réparer le Thousand Sunny, et Brook encore un peu après, un choix scénaristique discutable qui sonne surtout comme une facilité par rapport aux mécaniques liées à Mémoria.

Pour retrouver ses forces, la bande doit en effet arpenter Waford à la recherche de cubes mémoriels, les plus gros étant détenus par des colosses au fin fond de ruines servant de donjons, l'occasion pour l'île de livrer graduellement ses secrets. Mais pour en réintégrer la majeure partie, nous devons nous rendre dans Mémoria, un monde fait de souvenirs, et revivre certaines aventures phares de l'œuvre d'Oda. Et c'est sans doute là que le bât blesse, car nous avons encore droit à une redite des arcs Alabasta, Water Seven / Enies Lobby, Marine Ford et Dressrosa comme montré durant la promotion, et pas un de plus. Le hic, c'est qu'il ne s'agit pas d'une relecture fidèle et complète de ces aventures, mais de versions altérées conservant uniquement quelques moments majeurs, notamment face aux antagonistes principaux. Les décors, bien qu'inspirés de ces destinations, ont donc en grande partie été créés de toute pièce pour proposer des zones plus ou moins linéaires au level design soigné, à la manière d'un Final Fantasy XII. Quitte à concevoir des environnements, il aurait sans doute été préférable que Waford en profite, car le volume de contenu lui étant dédié est bien faible en comparaison, comme si la destination était reléguée au second plan. Au moins, le dépaysement est assuré sur la durée. Il est aussi assez frustrant de ne pas croiser bon nombre d'ennemis ou alliés connus en explorant ces souvenirs, bien que leur présence en toile de fond soit évoquée pour certains.

One Piece Odyssey test 02 03 02 2023Sur l'ensemble des 9 chapitres constituant Odyssey, le rythme est en dent de scie, alternant entre de relativement courtes explorations de Waford et des plongées dans les souvenirs bien plus longues, à l'exception de la Guerre au Sommet expédiée en une succession d'affrontements, sans même apercevoir la moustache de Barbe Blanche... Étrangement, la zone explorable lui étant associée ensuite ne sert donc qu'au contenu annexe. Son utilité est donc toute relative, mais plaisante en tant que fan pour découvrir une nouvelle facette de cette terre dominée par la Marine, du moins en mettant de côté le fait que tout ce qui est dans Mémoria n'est pas une représentation directe de la réalité du monde de One Piece. Cela n'empêche pas les Mugiwaras d'aider les PNJ, qui font d'ailleurs leur vie et peuvent être revus par la suite, mettant à rude épreuve notre suspension d'incrédulité tellement cela n'a aucun sens sans même avoir à y réfléchir. De son côté, Alabasta est littéralement une longue traversée du désert de plus d'une dizaine d'heures, aux détours venant gonfler inutilement la durée de vie, surtout que nous en connaissons l'issue. Placé en annexe, cela pourrait se comprendre, mais lorsque le fil rouge en est ponctué, nous n'avons qu'une envie, de vite passer à autre chose. Nous ne sommes en plus pas aidé par l'enchaînement des séquences, avec de trop nombreuses interruptions pour des dialogues, conseils pas vraiment utiles sur la manière d'avancer et autre, avec à chaque fois un rapide chargement sur fond noir. Déjà que le jeu nous prend énormément par la main, notamment en bloquant notre avancée si nous allons dans la mauvaise direction... Ces balades restent tout de même appréciables dans une certaine mesure, mais il serait de bon ton que les développeurs arrêtent de trop se reposer sur la nostalgie (à moins que cela soit contractuel ?), l'univers d'Oda est vaste après tout.

One Piece Odyssey test 03 03 02 2023La possibilité d'explorer Mémoria, nous la devons à Lim, une fille assez renfermée qui est la protagoniste de l'ombre de l'aventure, revivant aux côtés de l'équipage leurs mémoires et n'appréciant pas les pirates au départ. Son évolution, certes classique, est plutôt touchante, telle une métaphore du lecteur de One Piece qui va tomber sous le charme de cette bande de joyeux lurons. À ses côtés, nous retrouvons Adio, un explorateur audacieux qui nous aide dans les ruines et dont les techniques sont assez badass. Le récit tissé autour d'eux est finalement ce que nous retiendrons de notre aventure, bien qu'assez basique, car il réussit à mêler efficacement le lore préexistant à des éléments nouveaux qui auraient parfaitement leur place dans le canon. Son dénouement ne ferme d'ailleurs pas la porte à une suite, que nous accueillerions à bras ouvert sans les défauts relevés.

Les hautes sphères de la piraterie

Qui dit JRPG au tour par tour implique la présence de divers ennemis à combattre. Du côté des humains, nous retrouvons une large variété de modèles possédant pour certains un doublage leur étant propre, par exemple chez la Franky Family ou des agents du Gouvernement Mondial. Ce détail nous a interrogé sur l'absence de personnages importants de l'œuvre dans des situations scénaristiques précises. Était-ce une question de budget ou d'une incompatibilité de planning des seiyū ? Concernant les créatures animales, c'est du tout bon, avec notamment une réutilisation de la faune aperçue dans le film Strong World ! Le Del Kong, la Chauve-souris dorée, le Sazae Kancho et quelques autres monstres vus à Merveille, conçus à l'origine par Oda, peuvent donc être combattus, mais aussi des déclinaisons délirantes du Banana-Croco et du Kung-Fu Dugong, ainsi que d'amusants singes propres à Waford et Mémoria. Le bestiaire est donc très varié, pour notre plus grand plaisir, mais ça ne rend pas les situations de combat palpitantes pour autant...

La répétitivité fait hélas bien trop vite son apparition.

One Piece Odyssey test 04 03 02 2023Les affrontements de One Piece Odyssey opposent donc une équipe composée de jusqu'à quatre membres de l'équipage à des ennemis pouvant être assez nombreux, avec le renfort ponctuel d'alliés tels qu'Adio. La légère subtilité propre au titre, partant d'une bonne idée, est que nos personnages sont répartis dans plusieurs zones, ne pouvant utiliser leurs attaques au corps à corps que contre les adversaires étant situés dans la leur. Pour aider un camarade en danger, il est donc nécessaire de posséder des techniques à distance ou d'avoir nettoyé la zone afin de pouvoir en changer. Évidemment, il existe aussi de puissants coups touchant toutes les cibles sur le terrain, à l'instar du Haki des rois (Fluide royal en VF...) ou au moins tous ceux d'une zone donnée, et ce n'est pas de trop puisque la majorité des ennemis sont de sacrés sacs à PV sur le long terme. C'est d'ailleurs bien là l'unique difficulté durant l'aventure, hormis les créatures en post-game qui tapent fort, avec des combats à rallonge où nous spammons parfois les mêmes attaques en boucle jusqu'à avoir étalé notre cible (pas au début, mais tout de même). C'est d'autant plus vrai face aux boss, qui n'ont sinon rien de bien différent. Bon, encore faut-il disposer de suffisamment de PT (points de tension) pour déclencher nos meilleurs coups et faire un maximum de dégâts, ces derniers se régénérant en attaquant normalement et au début de l'affrontement. Si nous pouvons choisir l'ordre dans lequel notre roster passe à l'action durant le tour, il faut cependant tenir compte de la jauge entourant chaque adversaire, indiquant qui va s'en prendre à nous dans l'immédiat.

À cela s'ajoute un « triangle des armes » répartissant l'ensemble du bestiaire et notre groupe dans trois catégories ayant chacune l'ascendant sur une autre de la manière suivante : la Force symbolisée par un poing (Luffy, Sanji et Chopper) battant la Vitesse au logo d'arme à feu (Nami, Usopp et Franky), qui a l'avantage sur la Technique prenant la forme d'une épée (Zoro, Robin et Brook), elle-même ayant le dessus sur la Force. Rien n'empêche de ne pas en tenir compte, mais les dégâts infligés sont alors bien plus faibles et les blessures reçues plus importantes. Trois éléments (Brûlure, Gel et Électricité) rentrent aussi en ligne de compte vis-à-vis des résistances. Un léger aspect tactique est donc de mise, mais nous pouvons remplacer à volonté un équipier n'ayant pas encore agi par un autre en réserve, ou en intervertir deux sur le terrain, diminuant l'impact de cette mécanique. Évidemment, scénario oblige, des situations existent où ce n'est pas possible lors de combats en groupe réduit, mais avec généralement un match up qui n'est pas trop à notre désavantage. Au passage, vous noterez que la chevalerie de Sanji est bien respectée, et qu'il ne peut donc pas frapper une femme. Il aurait été amusant que la mini-carte soit désactivée lorsque nous incarnons Zoro...

One Piece Odyssey test 05 03 02 2023Quelques altérations d'état classiques peuvent aussi nous affecter ou être infligées, et un équivalent des classiques coups critiques projette parfois l'ennemi sur ses camarades présents dans la zone tel un strike au bowling. Il est également possible d'utiliser un objet en lieu et place d'une attaque ou une Technique conjointe, consistant en une super offensive au nom à rallonge, faisant intervenir plusieurs Mugiwaras. Il faut toutefois que le niveau de Charge conjointe soit suffisamment élevé, la jauge se remplissant en effectuant diverses actions. Puisqu'elle est conservée, nous pouvons garder ce recours sous le coude pour des situations un peu plus tendues. Même avec tout cela, la répétitivité fait hélas bien trop vite son apparition et les objectifs bonus apparaissant aléatoirement ne changent rien à cela. Ces derniers demandent par exemple de vaincre une créature avant qu'elle ne déclenche une attaque surpuissante, avec comme récompense énormément de points d'expérience en plus, ce qui est toujours bon à prendre.

One Piece Odyssey test 06 03 02 2023En sus de leur niveau, chaque membre de l'équipage peut être équipé d'accessoires à placer sur une grille, qui y occupent plus ou moins d'espace, améliorant les statistiques. Bon, pour être franc, nous avons utilisé la fonction d'équipement automatique tout du long avec une répartition équilibrée et n'avons éprouvé aucune difficulté de la sorte. Là encore, seuls des ennemis sauvages en post-game nous ont posé souci et ce simplement car ils frappent fort et encaissent bien, couplés à leur nombre. Ils sont purement optionnels, simplement là pour aider à monter au niveau max, c'est donc anecdotique et bien s'équiper peut vite résoudre cela. Pour en revenir aux accessoires, un synthétiseur permet à partir d'un moment donné de les fusionner entre eux, du moins d'insérer ceux de base sur les plus rares s'ils possèdent des emplacements libres. Celui servant de réceptacle reçoit simplement l'amélioration que l'autre fournissait, avec un résultat aléatoire pouvant jusqu'à doubler cet effet. Là encore, ce n'est qu'en fin de jeu que ce système trouve un minimum d'intérêt et nous n'avons pas éprouvé le besoin de nous pencher sur les statistiques plus que de raison. Le petit côté alchimarmite qui s'en dégage aurait sans doute pu être davantage poussé. Usopp est sinon capable de crafter des billes spéciales et Sanji de cuisiner de bons petits plats, que ce soit au coin du feu ou dans un bar, mais leur utilisation ne se fait que rarement sentir.

Chapeau de Paille, rassemblement !

Comme évoqué plus haut, la plupart des membres de l'équipage ont perdu leurs pouvoirs, que nous récupérons alors au fur et à mesure, selon la progression du récit. Nous passons donc énormément d'heures au début avec de vieilles capacités plus tellement utilisée dans l'œuvre, à la limite de ne plus pouvoir les voir en peinture à force de les spammer. Les fragments de cube pouvant être dénichés dans l'environnement en ayant l'œil ou à la suite de certains combats servent quant à eux à améliorer ces mêmes capacités, jusqu'au niveau 3 dans la plupart des cas. Étrangement, certaines sont mises de côté et nous avons obtenus des fragments en trop alors qu'il ne nous reste presque plus rien à compléter, donc à priori en ayant tout débloqué. Un autre souci relevé avec ce système est de l'ordre de la dissonance ludonarrative. Seuls les 7 personnages mentionnés au début de ce test ont subi l'évènement leur faisant perdre leur puissance, mais même Franky et Brook ont quelques fragments de cube à obtenir... Nous avons retourné le problème sous tous les angles et cela n'a aucun sens. De plus, ces derniers arrivant plus tardivement dans l'équipe, ils disposent d'un choix de coups bien plus restreint, surtout Brook. Il a pourtant à sa disposition bien plus d'aptitudes dans le manga à cette époque du récit. Pour le coup, cela ne donne pas très envie de s'en servir. Et il n'y a pas que là qu'il semble mal aimé...

Des quêtes secondaires d'un grand classique.

One Piece Odyssey test 07 03 02 2023En effet, nos personnages disposent de manières uniques d'interagir avec l'environnement, propres à leur caractérisation, en plus d'être capables de briser des objets et parois. Luffy peut donc s'agripper à des points d'ancrage en hauteur pour progresser et utiliser son Fluide perceptif afin de détecter certains éléments. Zoro est le seul à pouvoir trancher les portes et boîtes en métal, les tirs à distance d'Usopp servent à détruire des sortes de nids, Chopper se faufile dans les endroits étroits, Franky construit des ponts au besoin s'il dispose des matériaux nécessaires, tandis que Nami, Sanji et Robin détectent des Berrys, des ingrédients rares et des archives archéologiques. Oui, il manque encore une fois Brook, qui ne sert à rien d'autre que combattre. Par ailleurs, lui et Franky ne peuvent pas être incarnés pour déambuler dans les décors, un choix assez incompréhensible alors qu'ils sont modélisés dans les cinématiques et autre cut-scenes. Et là encore, le fait de devoir changer de personnage pour franchir un obstacle est un pur gimmick vidéoludique brisant l'immersion, puisque l'ensemble du groupe se retrouve de l'autre côté, un choix de game design pas franchement convaincant.

En plus d'une légère dose d'exploration qui manque par moment d'un peu de liberté (sauter d'un rebord vers une autre zone n'est pas forcément possible), One Piece Odyssey propose donc également des quêtes secondaires facultatives, qui sont d'un grand classique en termes d'objectifs et s'amusent pour certaines avec le lore, dont la très bonne série de quiz de Zoner. Un petit bémol à leur sujet est qu'il aurait été bon d'avoir un marqueur d'objectif sur la carte lorsqu'il faut retourner voir le client, car il nous est arrivé de tourner en rond en ne sachant plus où revenir malgré l'indication de la zone dans la description. L'équipage se la joue aussi chasseur de prime, avec là encore à chaque fois un contexte dans l'esprit de l'œuvre, mais les récompenses sont une déception puisque nous ne recevons que 10 % du montant de l'avis de recherche, une somme souvent dérisoire surtout par rapport à ce que peut ramasser Nami. Des affrontements faisant office de défis se débloquent eux en post-game, mais n'ont rien de bien difficile, ayant au moins le mérite d'être rejouables à volonté.

One Piece Odyssey test 08 03 02 2023Enfin, nous pouvons plonger dans Hystéria pour de petites histoires supplémentaires nécessitant d'aider un PNJ afin de reconstituer le souvenir effilé associé, une version altérée de Mémoria où seuls trois ou quatre membres de l'équipage sont transportés à la fois. L'intérêt de ces quêtes est d'y débloquer les Techniques conjointes évoquées plus haut. Les plus complétionistes ont aussi 182 objectifs à remplir, dont la plupart se complètent naturellement en jouant, nous récompensant de diverses manières, ceux liés à la trame principale débloquant des Grand Logs résumant les vraies aventures dans les lieux visités. Notons également la présence d'un système de voyage rapide pour revenir dans les zones précédentes, bien pratiques, tandis qu'il n'est possible de sauvegarder manuellement qu'en des points précis. Et si la durée évoquée au tout début vous fait peur, elle représente notre temps de jeu en ayant presque tout achevé à 100 %, en prenant le temps de lire ce qu'ont à dire les PNJ (certains dialogues évoluent au fil des arcs). Bref, vous pourrez aisément arriver au bout en vous concentrant sur l'aventure en 40 à 50 heures à vue de nez.

Souffler le chaud et le froid

Avant de conclure, nous ne pouvons que louer la bande-son que nous a proposé le grand Motoi Sakuraba, qui a réussi à rendre épique chaque moment de cette odyssée avec des thèmes invitant à l'aventure et qui pour certains nous ont grandement fait penser à Golden Sun, alors comment ne pas craquer ? Le casting vocal japonais fait de son côté toujours aussi bien le travail, tandis que la localisation est de qualité, reprenant évidemment les termes habituels de la VF.

Il reste un jeu amusant sur lequel nous avons passé de bons moments.

Le jeu a été sinon bien peaufiné, puisque nous n'avons rencontré aucun souci technique lors de nos parties. En revanche, une certaine rigidité se fait sentir du côté des déplacements de la caméra et lorsque nous souhaitons viser ou attraper un élément précis. Quant à la partie graphique, les décors sont colorés et chatoyants, avec une direction artistique qui colle parfaitement à cet univers. ILCA a pris soin d'inclure des expressions faciales et animations typiques de One Piece, en plus de bien faire apparaître sur le chapeau de paille la marque de l'affrontement avec Baggy. Dommage que nous ne puissions pas en dire autant des tenues, qui sont encore et toujours celles du retour de l'équipage post-ellipse. Oda en fait pourtant porter de nouvelles régulièrement à chaque arc, ce n'est donc pas ce qui manque... Les looks d'avant la séparation des deux ans étaient toutefois proposés en bonus de précommande (sauf pour Brook), à acheter séparément depuis la sortie, tandis que l'édition Deluxe donne accès au costume de Sogeking, mais cela fait peu, surtout que les cinématiques n'en tiennent pas compte.

One Piece Odyssey test bannière 03 02 2023

Finalement, que penser de One Piece Odyssey ? Son scénario vaut le détour pour tout ce qu'il nous raconte avec Lim et Adio sur Waford. Le reste n'est qu'une redite incomplète prenant bien trop de place, sympathique au demeurant et se reposant sur le fan service, mais dont l'utilité narrative aurait pu être la même au sein d'un contexte totalement nouveau sans changer le déroulement global de l'intrigue. Reste alors un système de combat solide pour du JRPG au tour par tour, qui peut aisément faire office de première expérience, mais manquant d'un peu plus de profondeur pour ne pas lasser sur la durée. De son côté, le manque de difficulté n'est en soi pas gênant. Nous le recommandons donc principalement aux fans du manga et de l'anime qui sauront faire fi de ses soucis et lacunes, car il reste un jeu amusant sur lequel nous avons passé de bons moments.

One Piece Odyssey est disponible sur Amazon à partir de 48,00 €.

Les plus
  • Toutes les nouveautés du récit liées à Waford, pour les fans du lore
  • Visuellement très plaisant
  • Un système de combat simple et efficace…
  • Une bonne réutilisation de la faune de l'univers d'Oda
  • L'OST de Motoi Sakuraba, un régal
Les moins
  • Encore du recyclage d'arcs surfant sur la nostalgie
  • Un rythme narratif en dent de scie avec bien trop de longueurs
  • … mais des affrontements bien trop répétitifs et sans profondeur sur la durée
  • La mise en retrait de certains Mugiwaras
  • Encore et toujours les mêmes tenues
Notation
Graphismes
15
20
Bande-son
17
20
Jouabilité
15
20
Durée de vie
17
20
Scénario
14
20
Verdict
14
20
redacteur vignetteAlexandre SAMSON (Omega Law)
Rédacteur
Accro à Assassin's Creed et Destiny, grand amateur de RPG et passionné d'expériences vidéoludiques en général. Lecteur de comics (DC) et de divers mangas (One Piece !). Chimiste de formation et Whovian dans l'âme.
Me suivre : Twitter GamergenInstagram Gamergen

Commenter 0 commentaire

Soyez le premier à commenter ce contenu !